Fly me to the moon
Ahhh... je dois avouer que j'ai bien aimé le voir hier soir. Au début, j'étais extrêmement froide et je me surprenais moi-même au resto. Je ne lui ai même pas posé de question. Je le laissais parler et me dire ce qu'il voulait. Il a passé 2-3 semaines en juillet à Las Vegas et à Los Angeles pour s'évader. Il a abouti chez sa mère, n'a plus ses clés de son ancienne maison. Il a engraissé. Il a fait beaucoup de cheminement dernièrement et il continue.
Il a dit que j'étais son ange...que le mot qui me décrivait le plus était ''inspiration''... qu'il m'aimait parce que j'étais directe (des fois trop), franche (des fois trop), sensible, drôle et une série de qualificatifs plus chaleureux les uns les autres. Que quand il me décrivait à ses amis, qu'ils ne croyaient pas qu'une telle fille comme moi pouvait exister. Il ne sait plus trop quoi faire de sa vie, tant avec sa job, petite compagnie et où habiter prochainement.
À la fin, comme j'avais fait exprès de ne pas le toucher et être à au moins une distance de bras de lui en tout temps durant la soirée, il m'a demandé s'il pouvait s'asseoir à côté de moi. J'ai dit oui, après un long moment d'hésitation. Et là, le doux et long instant où on a été collés ensemble a été magique. J'avais la chair de poule parce que ses doigts me caressaient les bras et pour la première fois depuis quelques semaines, j'ai ressenti du désir envers quelqu'un. Et pas n'importe qui.
Je lui ai reproché plein de choses et s'est défendu en disant que ce n'était pas lui durant la dernière année, que ce n'était pas non plus sa conception d'un couple. Qu'il a essayé de plaire à tout le monde en essayant en même temps de faire le moins de vagues possibles, mais qu'il a essuyé un échec. Que durant ses vacances, il a paniqué à plusieurs reprises à l'idée de me perdre, que je sois tombée en amour avec quelqu'un d'autre.
Il m'a dit qu'il avait besoin de temps pour faire décanter le tout. ''C'est long, nous, hein?'' qu'il m'a demandé. J'ai juste soupiré en guise de réponse. ''Qu'est-ce qu'on fait?'' qu'il m'a demandé. J'ai répondu que le reste proviendrait de lui; la balle est dans son camp. La soirée s'est terminée en lui disant que je continuais mes petites affaires et qu'advienne que pourra. On a eu beaucoup de difficultés à se laisser. Il pleuvait dehors et on était là, à ne pas cesser de s'enlacer.
Je me suis surprise à être distance par rapport à mes sentiments. Je ne ferai plus de pas vers lui. Fini. Je vais le laisser venir à moi, s'il en a toujours envie et quand il va en avoir envie. Qu'il courre après moi maintenant. Je crois que ça va prendre un petit bout de temps avant qu'il me recontacte.
Mais je peux me tromper, comme je me suis trompée des milliers de fois devant son imprévisibilité.